Désirs d’Îles

Artiste : Saga
Localisation : Môle 1, Dunkerque, France
Accueil en résidence : Fructôse
Partenaires : Halle aux sucres – Learning Center
Equipe : Sylvain Guitard, Pierre Guérin, Camille Sablé, Simon Galland
Programme : résidence artistique et exposition
Dates de la résidence : 01.10.2017  >  31.03.2018
Dates de l’exposition : 08.09.2018  >  16.09.2018, dans le cadre du F TOUR – PARCOURS ARTISTIQUE DANS LA VILLE DE DUNKERQUE
Photographies : saga et Flavie Leleux
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« On ne découvre pas de terre nouvelle sans consentir à perdre de vue, d’abord et longtemps, tout rivage » André Gide

Le môle 1 de Dunkerque est une friche habitée, visitée, mais principalement vue. La ville se déploie le long de la côte et autour de son port. Peu à peu vidé de ses fins initiales, il se voit requestionné. Aujourd’hui, la ville et les artistes entreprennent de construire le devenir de cet espace unique. Unique car atypique, spécifique, étonnant, mais aussi parce que déroutant et chargé de passés, communs, individuels, multiples et indéfinissables. L’échelle d’une telle opération est évidemment imposante de par ses responsabilités et ses enjeux. Elle est la définition du commun et peut, parfois, oublier les individualités, les petites choses de la vie de chacun.

*** Île [CNRTL] :
– Étendue de terre entièrement entourée d’eau, émergeant dans un océan, une mer, un lac ou un cours d’eau.

*** Presqu’île [CNRTL] :
– Terre entourée d’eau de tous côtés, excepté un seul qui la relie au continent par un isthme.

*** Utopie [CNRTL] :
– Plan imaginaire de gouvernement pour une société future idéale, qui réaliserait le bonheur de chacun.

Axiome

Le Môle 1, et le port de Dunkerque plus généralement, est vu depuis notre regard, comme une île, une insularité, une entité qui semble isolée, avec son fonctionnement et sa géographie propre. Insularité car enclavée, séparée de la terre ferme par des canaux et ses infrastructures portuaires. Cette île d’un autre genre est la dernière barrière infranchissable, avant le large.
Une île, au-delà de sa situation géographique et de sa géologie intrinsèque, c’est un mode de fonctionnement, une organisation sociale propre, un mécanisme social, politique et administratif particulier, un microcosme indépendant.
Mais l’île, ce havre refuge, appelle aussi aux frontières : le rivage, les berges, les rives, le port, ses quais, son accotement, et donc par opposition ce qu’il y a en face, la terre ferme, l’ailleurs.
C’est alors un monde à part entière, « le monde d’en face » qu’il faut pénétrer, dont il faut s’emparer, pour mieux comprendre. C’est partir à l’aventure, vers la découverte d’un ailleurs, d’un inconnu insaisissable et ainsi dans son sillage partir à la quête de soi-même, de ses rêves, de ses désirs, de ses fantasmes. Une quête utopique donc.

*** Uchronie [Régis Messac] :
– Terre inconnue, située à côté ou en dehors du temps.

Le réel, le temps et la localité

Si l’utopie est un plan imaginaire, l’uchronie a quelque chose en elle de réel et de tangible. Car le point de départ d’une uchronie est un fait historique modifié, dont le but est de ré-écrire l’Histoire, pour accoucher d’une vision rêvée de la réalité.
Le point de départ ici est le réel, la réalité de l’île : son histoire, ses usages, sa géographie, ses usagers. Ainsi l’enjeu de cette résidence était d’explorer des visions de l’île, des rêves et des fantasmes, dans les réalités, les temporalités et les spatialités du Port de Dunkerque et de son Môle 1.
C’est ainsi que nous sommes venus récolter, par la parole et le geste dessiné, des rêves d’îles, venus interroger et imaginer avec les participants des utopies territorialisées sur le Môle 1. Ces utopies, qui par essence imaginaires et extra-ordinaires, viennent informer le réel et la réalité de cet espace, et ainsi ceux qui le pratiquent ou le fantasment.

*** Atlas [Larousse] :
– Recueil ordonné de cartes, conçu pour représenter un espace donné et exposer un ou plusieurs thèmes

Une collection

De ces rêves d’îles une collection s’est créée, celle exposée à l’intérieur de l’Espérance. La collecte des gestes dessinés constitue la matière première de cet atlas, Classeur des Utopies, qui vient ordonner ou réordonner, mettre en relation, mettre en contre point l’ensemble des cartes imaginées par les participants. Cet atlas a été régulièrement mis-à-jour, à mesure des rencontres, et est le matériau principal de l’exposition.
Cet Classeur des Utopies regroupe ainsi de précieuses informations sur un nouveau monde, inconnu et à découvrir. Associée à cet atlas, une collection de photos qui vient entrer en relation avec les cartes dessinées, comme autant de témoins du procédé de création de l’île imaginée et du passage de l’Espérance.

Cette collection est un recueil de requêtes informelles, pacifiques, rêvées et désirées. Un recueil collectif de rêves personnels et particuliers.
Ce sont simplement, au travers de projections spatiales, sociales et politiques, des portraits d’hommes et de femmes, des portraits qui n’ont d’autres prétentions sinon celles d’être ce qu’ils sont, par essence, par nature, utopiques et rêveurs.

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Procédé

Une caravane, l’Espérance a sillonné le port de Dunkerque, son Môle 1, ses rives et ses alentours. Elle fut le lieu d’imagination et de concrétisation des désirs d’îles.
Des habitants, individuellement ou par groupe ont été invités à monter dans ce dispositif mobile. Dans cet espace intime et accueillant, les participants ont livré leur ressenti sur cette insularité qu’est le Môle 1, connue ou inconnue des habitants, fantasmée ou redoutée.
Ils ont été invités à se livrer sur son histoire au travers de leurs histoires, au travers de leur ressenti, de leur anecdotes …
Pendant ce portrait d’un réel personnel, nous avons fait appel à leur imaginaire, par la parole et le dessin pour faire surgir l’ir-réel, l’extra-ordinaire et le rêve.

Après avoir été sélectionné pour la résidence, les membres de saga commencent par construire ce mobilier-abri-objet. Il s’agit d’un ancien châssis de remorque sur lequel est venu se greffer des éléments récupérés (structure aluminium de pont de scène, bâche de camion bleue, chambre à air de tracteur, bois de plancher de scène, etc.). Les caractéristiques de cet objet mobile renommé « L’Espérance »  sont de pouvoir être facilement transportable sur la route une fois plié et en contenant tout ce qui est nécessaire à son déploiement, de se transformer rapidement en un espace couvert et chaleureux pour y mener les interviews. 

Enfin, la spécificité nécessaire de l’Espérance est d’être un navire une fois plié et retourné sur le dos, flottant sur les chambres à air. 

C’est trois formes que peut prendre l’objet mobile représentent les trois étapes de la résidence menée par saga. 

D’abord, la pérégrination de l’objet pour pouvoir s’implanter autour du Môle 1. Puis, la possibilité d’accueillir pour récolter les témoignages, les rêves et les cartes dessinées. Enfin, la traversée pour ramener par la mer, offrir, le matériau collectée sur terre aux usagers et visiteurs du Môle 1. 

Il est une légende qui dit que certain Dunkerquois auraient vu l’Espérance naviguer certains jours d’hiver dans le port. 

Mais comme toute les légendes, elle n’a jamais pu être vérifiée.

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Je tricote depuis l’enfance une langue faite de deux fils fragiles et précieux.

Artiste : Zeina Abirached
Scénographie : saga + François Massin Castan
Localisation : La Bibliothèque Charles-Gautier Hermeland, Saint Herblain, France
Equipe : Sylvain Guitard, Pierre Guérin, Camille Sablé, François Massin Castan, Agathe Paraik, Yvon Arramounet, Marcos Stambole
Programme : scénographie
Mission : conception et construction
Maîtrise d’ouvrage : Ville de Saint-Herblain
Montant : 10.000€
Dates de l’exposition : 17.07.2018  >  21.09.2018
Photographies : saga et François Massin Castan
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« Je tricote depuis l’enfance une langue faite de deux fils fragiles et précieux » Zeina Abirached

La scénographie proposée est une invitation à découvrir l’esprit de l’artiste et ce qui fait au quotidien son inspiration. Il s’agira pour le visiteur, d’oser pénétrer dans les confidences que l’artiste lui livre au fur et à mesure de son art.

Conçu comme un immense caractère d’une langue hybride, l’exposition s’explore à travers différents espaces tantôt ouverts sur la circulation, tantôt intimes et invitant à la concentration, à la lecture et à l’écoute.

En effet sont proposés au visiteurs différents ouvrages de l’artista mais également de la musique : celle du grand-père de l’artiste qui inventa le méconnu mais néanmoins suprenant Piano Oriental.

Une scénographie douce et sensible mettant le travail raffiné et intime d’une artiste pas comme les autres.

Les Tours du Pile

Scénographie : saga
Scénographie générale : Les Saprophytes et La Condition Publique
Localisation : Quartier du Pile, Roubaix, France
Equipe :
Sylvain Guitard, Pierre Guérin, Camille Sablé, Florian Brille, Marion
Programme : scénographie de l’entrée du festival Pile Au Rendez-Vous
Mission : conception et construction
Maîtrise d’ouvrage : Métropole Européenne de Lille et La Condition Publique
Dates du festival : 07.07.2018  >  08.07.2018
Photographies : saga
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Invités à concevoir l’entrée du festival Pile Au Rendez-Vous, la mise en scène de barrière de police s’est imposé à nous.

Dans un détournement poétique, les barrières s’empilent et s’envolent pour inviter le visiteur venir profiter d’un festival ouvert et généreux.

Trois tours accueillent la foule, la première, triomphale, invite le badaud au bord de la rue, la seconde l’oriente et l’informe du programme des jours à venir, la troisième plus taquine, s’improvise en fontaine et rafraîchit l’atmosphère d’une bruine délicate.

WIP// GRID

Maitrise d’ouvrage : Famille C.D.
Maitrise d’oeuvre : saga
Localisation : Nantes, France
Equipe : Pierre Y. Guérin, Camille Sablé, Sylvain Guitard et Simon Galland
Surface : 12 m2
Budget : n.c. €
Programme : Rangements extérieurs + assise + tuteur plantes grimpantes
Année de réalisation : 2017
Mission : Conception et réalisation
Photographies : saga

 

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C’est au sein d’un petit monde très personnel que le collectif s’est vu proposer d’intervenir.

Dans cet univers riche d’artéfacts en tous genres, venus de voyages et d’expériences diverses, chacun témoignant d’intérêts formels et colorimétriques variés, ou tout simplement objets du quotidien ; la commande était de faire de la place, de créer un espace où ranger le surplus.
Si le paysage artificiel dans lequel nous intervenons est riche, le potager en contrebas offre également une végétation luxuriante qui, par l’intermédiaire de quelques plantes grimpantes s’invite sur la terrasse puis se décompose en une multitude de petits pots qui s’égrainent au sol comme dans les airs.
Après plusieurs propositions, nous en sommes venus à la conclusion que nous ne pouvions nous résigner à renfermer tout ces objets dans un volume opaque et clos. Que nous ne pouvions venir apposer un volume sur la prolifération des pigments d’une vie poétique.

Ainsi nous est née l’idée de GRID. Un univers orthonormé strict et minimal, où les volumes ne se matérialisent plus que par les vecteurs de leurs surfaces. Évoluant dans les trois dimensions, GRID s’étage en hauteur et en profondeur, offrant diverses surfaces d’accueil pour objets en tout genre. L’idée est ici de « montrer » avec sensibilité, d’ « ordonner » sans contraindre l’expression d’une accumulation continuelle des témoins d’aventures et d’usages. GRID se déploie, se coulisse, s’ouvre et se retourne dans une nébuleuse mise en scène de formes et de couleurs.
Univers dématérialisé, GRID s’offre également aux plantes, et se laisse envahir par la végétation qui l’entraîne à son propre effacement et le renvoie à sa qualité modeste de supporter et de détourner l’attention plutôt vers ce qu’il contient que sur lui même. A l’image d’une petite galerie d’art, GRID met en scène l’objet, parfois commun, l’isole et l’expose pour en faire ressortir la beauté intrinsèque.

Mais l’aventure n’est pas encore tout à fait terminée, il reste un élément de choix à façonner, une armoire étanche et isolée, qui accueillera sous sa doudoune capitonnée, un congélateur et un garde manger! Très vite donc, la suite, et en attendant un GIF de notre GRID à vide, et avide de nouveaux occupants…

 

Exposition “It’s Time To Let The Grass Grow“

Architectes : Saga
Localisation : Galerie Loire de l’ensa Nantes, France
Partenaires : Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes (ensa Nantes)
Equipe : Sylvain Guitard, Pierre Guérin, Camille Sablé, Simon Galland
Programme : exposition
Dates : 01.07.2017  >  01.09.2017
Mission : conception et montage
Photographies : saga

 

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Pour notre deuxième projet mené à Joe Slovo, la conception / construction de la Silindokuhle Preschool, nous avons été invité à exposer dans la galerie Loire de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes. Cette fois-ci l’affichage devait se limiter à une vitrine sur le mur Sud entièrement vitré de la galerie Loire.

Nous avons pris le parti de jouer sur différents plans et le reflet. Le but étant de permettre une remise en contextualisation du projet, du visiteur, de l’école.

En fond de grandes bâches permettent de remettre en contexte le site du projet et la localisation du bâtiment : le township de Joe Slovo. Au devant de ces grands formats, photographies aux cadres larges, se trouvent de plus petits formats, portraits ou détails du bâtiment. Ces derniers recadrent sur toutes les petites histoires, attentions particulières, rencontres qui ont permis à ce projet de crèche d’exister.

Enfin, le reflet des baies vitrées, incorporent le visiteur qui se voit projeter son reflet dans le projet et le contexte. Mise en abîme d’une participation possible, remise à l’échelle d’une action humaine opérée dans un terrain éloigné de Nantes, éloigné de l’école d’architecture – point de départ de notre aventure de collectif.

Aux franges – Joe Slovo

Maitrise d’ouvrage : saga
Maitrise d’oeuvre :  saga
Localisation : Joe Slovo, Port Elizabeth, Afrique du Sud
Equipe :  Simon Galland, Laure Rihn, Nicolas Cazé
Programme : Étude urbaine
Année de réalisation : 2016
Photographies : saga + Joubert Loots
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L’action menée par le collectif à Joe Slovo présuppose de s’interroger sur la formation de ce quartier singulier et les personnes qui y habitent. Impossible de faire sans, nous ne sommes pas d’ici et ne pouvons prétendre à comprendre au premier regard les enjeux qui modèlent ce territoire. Un travail de terrain préliminaire est donc engagé, mêlant recherches cartographiques, interviews, observations et workshops avec la communauté.

Ce travail, réalisé en partenariat avec deux étudiants de l’école d’Urbanisme de Paris, nous introduit dans une histoire courte et complexe, symptomatique de la ville post apartheid en Afrique du Sud. En 1995, juste après l’élection de Nelson Mandela à la tête du pays, une habitante de la communauté informelle de Veeplas, décide de mener une action collective pour sortir, elle et ses voisins, des conditions déplorables dans lesquelles ils habitent. Ensemble ils décident d’investir illégalement un terrain privé aux abords de Port Elizabeth en construisant leur propres habitations. Grâce à la persévérance du groupe et de l’aide de personnes influentes, un accord est négocié quelques années plus tard avec le propriétaire et le groupe acquiert le terrain. Cette revendication collective, celui d’un droit à la terre pour tous, s’inscrit dans un mouvement plus large d’émancipation démocratique des communautés noires dans une période transitoire post-apartheid. De part les exemples des pays voisins, un constat fut établi : siles plus pauvres ne s’organisent pas collectivement pour réclamer leurs droits, l’arrivée de la démocratie à elle seule ne change en rien leur vie.

Aujourd’hui, Joe Slovo a changé, s’est développé, légalisé, construit et reconstruit sur lui même pour accueillir un flux constant de populations venues des zones rurales alentours dans l’espoir de trouver un travail en ville. Pourtant, la ville continue sans le vouloir sa logique de ségrégation, repoussant ces populations fragiles aux franges spatiales et économiques de l’emprise urbaine… Au-delà de l’histoire, ce travail est celui de rencontres avec un territoire, avec des personnalités de Joe Slovo, des moments partagés qui ont permis d’adopter par la suite une posture de projet au plus proche du terrain et de ses habitants. 

BUNK

Maitrise d’ouvrage : M.G.
Maitrise d’oeuvre :  saga
Localisation : Saint-Léger-les-Vignes,  France
Equipe :  Pierre Y. Guérin, Sylvain Guitard
Surface :  170,3 m2
Budget : 146 000 €
Programme : Maison individuelle + dépendances
Année de réalisation : 2016
Mission : Conception, suivi de chantier et réalisation de la façade végétalisée
Photographies : saga
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Cette maison n’a qu’un étroit pignon sur rue. La plus grande façade s’ouvrant sur un chemin privé, les autres en limites séparatives sont murées. Aucune ouverture n’était possible. Le principe de ce projet a donc été de jouer sur les contrastes – clôt/ouvert ; opaque/lumineux.

Cette maison enserrée par un mur toute hauteur est ouverte sur elle-même, patio, puit de lumière, jardin ouvert sur le ciel. La lumière joue son rôle de guide et de transition, de ponctuelles variations lumineuses éclairant les usages et les circulations. L’intimité créée par ce cloître peut ainsi s’exposer, se révéler, librement entre ombre et lumière.

Les façades sur rue se jouent de l’aspect fermé et de l’impression massive qu’elles donnent à la maison. L’enceinte – voile qui fait disparaître l’habitation et le jardin, offre sa végétation qui déborde sur la rue. Façadisme assumé, voiles noirs d’où dépassent les feuilles d’une végétation mouvante, ondoyante au vent, légèreté brutale.

Silindokuhle Preschool

Maitrise d’ouvrage : Silindokuhle Preschool NPO
Maitrise d’oeuvre : Collectif Saga + Uncedo
Localisation : Joe SlovoPort Elizabeth, Afrique du Sud
Partenaires : Région Pays de la Loire, Département Loire Atlantique, Ville de Nantes, Crédit Mutuel, Tavcor Motor Group, Dynaform, Paterson Road Investment, Poise Engineering, Clearwater Plumbers
Dons matériels : Howden Donkin Fans, Mpact, Algoa Joinery, Nelson Mandela Bay Municipality, Barloworld Equipment, Cannibal, EPS, Plumblink
Equipe : Anastasia Rohaut, Pierre Y. Guérin, Sylvain Guitard, Simon Galland, Camille Sablé, Laure Rihn, Nicolas Cazé, Valentine Bruzzone, Lilia Benbelaid, Camille Mérimèche, Yannis Frémont Marinopoulos, Pierre Ciret, David Hoar, Edward Silumko, Mélanie Richer
Surface : 220 m2
Budget : 85 000 EUR / R1,300,000
Programme : Crèche (3 classes + cantine + bureau + sanitaires)
Année de réalisation : 2016/2017
Mission : Conception & réalisation
Photographies : Joubert Loots, Yasmina Gonzàlez, Camille Mérimèche, Yannis Frémont Marinopoulos, Gorka Biurrun

 

saga et le projet Silindokuhle Preschool font partie des lauréats du Trophée des Associations 2018 de la fondation EDF

Le projet Silindokuhle Preschool est lauréat du AFRIAM-SAIA Award 2017/2018 for Sustainable Design dans la catégorie Sustainable Social Programme (prix décerné par AfriSam et l’Ordre des architectes sud-africain (SAIA). Liste complète des lauréats

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Joe Slovo West, quartier en plein développement et renouvellement, chantier de constructions de maisons du gouvernement pour remplacer les shacks, littéralement ‘cabanes’, préexistantes. Population d’Afrique du Sud déshéritée qui se reconstruit sur elle-même, dont l’attente est enfin récompensée par l’unité architecturale de la RDP, unité bâtie à-coups de milliers d’exemplaires, sans distinction, sans discernement, réponse hâtive à une urgence du nombre.

La vie, dans ces conditions, ne s’arrête pas, ne continue pas ; elle est, elle est présente, active, résolue, déterminée et volontaire. Patricia Piyani, directrice d’une crèche de ce quartier, à son initiative, accueille des enfants de 1 à 6 ans depuis dix ans. Femme à qui le droit d’être éduquée n’a pas été donné, se voit aujourd’hui dépassée par ses moyens face à l’affluence toujours grandissante d’enfants dans sa crèche rêvant de ce qu’elle n’a pas eu.

Seuls, avec eux, pour eux, nous, ensemble, interrogeons ce qui est là, ce qui ne l’est pas, pas encore. Nous prenons part au tout d’un monde inconnu que nous apprenons, par de petits à-coups.

Bâtiment édifice, résultante à la hauteur des énergies en place déployées. Moyens humains, à l’échelle des savoirs et des envies, nous entreprenons ensemble le dessin et la construction d’un abri adapté à la commande généreuse. Les mains qui tracent et qui assemblent, qui expliquent et qui partagent. Les connaissances et savoirs faire sont nombreux, utiles, pratiques, et mobilisables. Les ressources en matériaux grandissent, se récupèrent à plusieurs endroits, réutilisation, réinvention de destination, pour des applications futures plus larges que la seule construction initiée.

Offrir les circonstances d’une éducation à la vie, aux expériences précieuses des premiers âges, des paysages cadrés large, des jeux d’ombres et de lumières, des rayons de soleil qui réchauffent les corps, des vents frais qui adoucissent l’air. Des matières brutes imposées par notre méthode de récupération, elles sont non dissimulées, piquent, égratignent, réchauffent, adoucissent. Des dimensions libérées de normes, généreuses ou contraignantes, à l’échelle de l’histoire qui a été construite. Trois classes, un bureau, des sanitaires et un espace de cantine – préau, des jeux ; abri qui s’adapte aux réalités des rêves d’enfants.

Bobigny-Les-Bains – Superstock

Maitrise d’oeuvre :  saga + Quatorze
Partenaires :  Bellastock
Localisation : Parc de la BergèreBobigny, France
Equipe :  Pierre Y. Guérin, Sylvain Guitard, Camille Sablé
Programme : Un banc belvédère + un quai baignoire
Année de réalisation : 2016
Mission : Conception & réalisation
Photographies : saga, Caroline Monrat

 

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Quartier de banlieue ; industries, hangars, canal et friches, aujourd’hui se renouvellent. Le Parc de la Bergère, fer de lance politique du changement d’image, de qualification, de badauds de la ceinture parisienne.

La friche Miko, investie par Bellastock, accueille les collectifs du réseau Superville autour de l’événement : Superstock. Le but est d’abord de se rencontrer, de se connaître, de mettre des visages et des prénoms sur des projets scrutés de nombreuses fois. Nous en venons au mots, avec une curiosité que nous nourrissons de ce festin de paroles échangées.

Puis arrive le moment de mettre à l’épreuve l’énergie et la beauté des échanges, des interrogations, des débats ; reprendre la main sur le dessin et la matière donnée. Nous voilà en terrain connu : le chantier. ‘La Plage’, nom d’un coin du parc, coin de verdure dans le paysage bétonné, descente sur le canal. Capitainerie de la zone baignade, un banc surdimensionné, généreux, surveille et donne à voir plus loin. Une plateforme flottante avec baignoires permet la baignade, ré-interrogation de la limite, de la sécurité sur l’eau, affirmation de la réappropriation du canal.

 

Livre – « To get lost is to learn the way »

Conception graphique : Collectif saga
Imprimeur : Val PG – Imprimeur et Pôle Graphique
Nombre de pages : 48
Imprimé sur : papier Fedrigoni Old Mill Bianco 150g/m2
Couverture : papier Fedrigoni Old Mill Bianco 300g/m2
Police de caractère : Times créée en 1931 par Victor Lardent
Futura créée en 1927 par Paul Renner
Anné de publication : 2016
Photographies : Joubert Loots et Maguelonne Gorioux

 

L’exposition dans la galerie Loire de l’ensa Nantes se prépare, cette présentation éphémère de l’expérience vécue à Joe Slovo nous l’avons imaginée tel un écrin afin de livrer, comme une confidence, cette précieuse aventure.

Cette occasion de partager cette expérience, nous la saississons comme une chance, et elle fait naître en nous l’envie de la raconter, de la consigner dans objet pérène, qui pourrait passer de mains en mains et ainsi toucher plus de monde, plus loin et faire durer ces souvenirs. Vient l’idée d’un livre, un reccueil de souvenirs précieux qui transmettent un peu de l’intensité de cette aventure. Nous choisissons donc soigneusement des photographies, pour la plupart réalisées par Maguelonne Gorioux et Joubert Loots, que nous mettons en résonnance par des citations africaines, des fragments de récits habitants ou des extraits de carnets de bord.

A l’instar de la scénographie de l’exposition, ce livre est un écrin dont la matérialié nous importe beaucoup. Nous mettons donc un soin tout particulier dans nos chox de papier issu des papétries véronaise Fédrigoni, de typographies, de cadrages, de mise en pages.

Nous n ‘étions pas en mesure d’évaluer le nombre d’exemplaires à éditer, ne d’en assumer le risque financier. Nous avons donc utilisé un système de pré-ventes que nous avons clos au démontage de l’exposition.

Nous avons finalement édité l’ouvrage composé de 48 pages de bonheur à 80 éxemplaires, vendus 28€ dont l’intégralité des bénéfices sont reversés à la phase 2 du projet mené à Joe Slovo.

Nous remercions vivement ceux qui, par leur achat, contribue à emmener Joe Slovo vers un avenir meilleur.
Nous remercions également l’imprimeur Val PG (Nantes) pour ces conseils avisés et son travail de qualité.